Attention aux arnaques de l’été !

Qu’il est doux l’été d’avoir l’esprit plus léger et l’humeur joyeuse… Mais gare aux pratiques malhonnêtes qui sont plus fréquentes sur le chemin des vacances !

Votre location de vacances ne correspond pas aux critères annoncés

Vous aviez loué un appartement de 3 chambres qui n’en contient que 2 ? La mer, censée se trouver à 200 mètres de là se situe plutôt à cinq bornes de votre résidence ? Eh bien, on ne le répétera jamais assez mais il faut se renseigner au préalable avant de conclure toute forme de réservation ! Pourquoi ? Parce que la possibilité d’obtenir un dédommagement est rare et qu’en plus, vous risqueriez de ne plus pouvoir vous loger le reste de vos vacances. En effet, si vous n’avez versé qu’un acompte pour le logement en question, vous pouvez, au moment de l’état des lieux à votre arrivée, relever tous les manquements et refuser de payer le solde. Mais dans ce cas, le propriétaire risque de vous obliger à déguerpir et allez perdre du temps à déposer une plainte et chercher un autre logement (et en période estivale, bonjour la galère !). Du coup, mieux vaut agir en amont pour vous éviter ce genre de déconvenue.

1)      Fuyez devant les annonces trop attractives ! C’est-à-dire : un prix bas + une situation idyllique + un logement spacieux, moderne et suréquipé = arnaque assurée !

2)      Demandez des photos complémentaires, à savoir des images spécifiques que votre interlocuteur ne peut pas avoir en stock ou à aller voler facilement sur le net. Ex : Vue sud de l’appartement, entrée, seuil de porte….

3)      Les échanges par e-mail, c’est bien ; le téléphone, c’est encore mieux ! En effet, les arnaqueurs opèrent très peu par téléphone puisqu’ils sont souvent à l’autre bout du monde. Appeler le propriétaire permet également de s’assurer que celui-ci est facilement joignable, ce qui est plus sûr. Enfin, l’analyse de la voix et du discours (accents, incohérences…) permet d’avoir un ressenti. En cas de doutes, faites confiance à votre instinct !

4)      Si vous optez donc pour le téléphone, posez des questions à votre interlocuteur sur la région, les bons restaurants, les visites culturelles, etc. Comme les arnaqueurs opèrent de l’étranger, ils n’ont certainement jamais mis les pieds à l’endroit où vous désirez séjourner. Meilleure tactique : demandez-lui s’il est facile de rejoindre à pieds la plage de Caperoule (nom issu de votre imagination). Si ce dernier vous répond par l’affirmative, c’est une arnaque ! La bonne réponse aurait été : je ne connais pas cette plage.

5)      Choisissez les bons sites de réservation ou opérer via une agence professionnelle intermédiaire. Abusez des sites tels que Tripadvisor avec les commentaires des vacanciers.

6)      Le contrat de location est obligatoire. Très important car il contient les coordonnées complètes du propriétaire, la description du logement (surface, nombre de pièces, équipement), les clauses spécifiques (animaux ou non, accès pour les personnes à mobilité réduite, etc.). Le contrat doit être réalisé en 2 exemplaires, signé par le loueur et vous. Quand vous arrivez sur votre lieu de villégiature, il est donc impératif de faire un état de lieu en présence du loueur.

7)      Un acompte de 30% maximum (montant fixé par la loi). Il est normal pour le propriétaire (ou son intermédiaire) de demander un acompte pour bloquer la réservation. Le principe est fort simple… vous annulez, il garde l’argent déjà versé et peut s’il le souhaite vous réclamer l’intégralité du prix de la location… Méfiance donc, on n’annule pas comme ça ! Et cela vaut dans les deux sens. Si c’est le propriétaire qui annule votre location, il doit vous rendre votre acompte et vous êtes en droit de le poursuivre en justice pour réclamer des dommages et intérêts…

Si votre interlocuteur vous demande de payer l’acompte via Moneygram, Western Union, Mandat-Cash ou tout ce qui sort de l’ordinaire, c’est mauvais signe !

8)      Enquêtez un minimum. Google Map ou Street view vous permettra de localiser votre location. Si le village où vous séjourner est petit, appelez l’office du tourisme ou la mairie pour vous assurer qu’il n’y a pas déjà eu d’autres arnaques sur ce bien.

Enfin, le site Signal Arnaques répertorie les emails frauduleux, les noms et pseudo des arnaqueurs en matière de logement.

9)      Le double appel. Cette technique consiste, une fois le bien réservé, à faire appeler un membre de votre famille ou un ami qui demandera exactement la même période de vacances que la vôtre. Si on lui répond que le logement est disponible, c’est la preuve d’une arnaque !

 

Les marchés et leurs bons produits du terroir

Huile d’olive fruitée,  savons de Marseille,  charcuterie corse, fromage du cru, melon charentais, jambon fumé de la région… Autant de produits qui vous promettent un retour à l’authenticité et au terroir mais qui cachent souvent une origine douteuse ou une fabrication industrielle.  

Dans le Sud de la France, certaines huiles d’olive vendues sur les étals proviennent en fait d'Espagne ou d'Italie ou sont impropres à la consommation. Pour ne pas vous tromper, privilégiez les huiles dont le prix avoisine 15 euros le litre et qui ont la mention « huile d'olive de France », « huile d'olive du midi de la France », « produit de France » ou « origine France ».
Ne vous fiez pas non plus à l'adresse figurant sur la bouteille car dans bien des cas, il s'agit de l'adresse commerciale et non celle du producteur.

  • Savon de Marseille : sachez que 95% des savons de Marseille vendus dans le monde sont faux puisqu’importés de Chine ou de Turquie. L’appellation n’ayant pas été protégée, il vous faut vous fier à ces critères pour ne pas vous faire piéger :

1)      Le véritable savon de Marseille est en forme de cube, de couleur brun-vert

2)      Il possède une empreinte sur chacune de ses faces

3)      Il se compose de 72% d’huiles végétales (coco, palme ou olive), est sans parfum ni colorants.

  • La charcuterie corse

On vous l’annonce sans détour, il est très rare de trouver aujourd’hui de la véritable charcuterie corse avec des porcs de race insulaire, élevés en plein air et nourris aux glands et à la farine de châtaignes ! La faute à un AOP qui tarde à arriver… Aujourd’hui, sur les marchés corses, vous trouverez de la charcuterie industrielle fabriquée à base de porcs bretons ou d’ailleurs mais qui vous sera vendue au prix fort sous une fausse appellation.

Le saucisson d'âne est, pour sa part, une création des industriels à partir de viande congelée provenant du Brésil. Comme l'indique le site Corse.evous.fr, "La viande d'âne a bien été utilisée, mais très ponctuellement, au moment où la mécanisation a relégué les ânes au second rang. Dans les années 30 on comptait plus de 20000 bourricots. Ils ne sont plus qu'un gros millier aujourd'hui. Pas question de les charcuter!…" Quant au saucisson de sanglier, il est fait avec des porcs d'Europe de l'Est… On vous aura prévenu !

  • Le melon charentais

L'appellation « melon charentais » n'est pas protégée. Elle est utilisée pour désigner le type de melon. Une grande partie des melons charentais que vous retrouvez sur les étals viennent pour la plupart de Chine, du Maroc, d'Espagne ou d'Israël.

Bref, on ne va pas passer au crible tous les produits copiés car il y en aurait trop. Notre conseil : méfiez-vous des stands hautement colorés, avec vendeurs déguisés en costume traditionnel. Ils mettent le paquet sur la décoration traditionnelle pour cacher justement des produits qui n’en sont pas ! Enfin, posez des questions : où se situe la production ? Quel rendement ? Combien de producteurs ? Etc. En général, les producteurs du cru sont passionnés et vous parleront de leur travail avec plaisir. Si vous constatez que vous déranger plus qu’autre chose, vous pouvez avoir un doute sur l’origine et la fabrication des produits.

 

La location de voiture

Si vous choisissez de louer un véhicule, choisissez de préférence une compagnie connue et fiable. Malgré tout, sur les petites îles, les loueurs de véhicules en tout genre (scooters, quads, 4x4, limousines, etc)  pullulent et il est très pratique de faire appel à eux, surtout qu’ils se trouvent à deux pas de l’hôtel et proposent des tarifs plus qu’attractifs.

L’important est de toujours bien lire les termes du contrat de location, surtout ce qui touche aux éventuels surcoûts.  Certaines sociétés vous louent la voiture pour un kilométrage maximum, par exemple. Si vous louez une voiture dont le réservoir d’essence est quasi vide, il vous faut négocier immédiatement de ne pas avoir à la ramener le réservoir plein.

Payer pour des dommages que l’on n’a pas causés n’a rien de réjouissant. Notre conseil ? Contrôlez minutieusement votre véhicule avant de prendre la route. Vous pouvez ainsi signaler d’éventuels dommages ou anomalies à la société de location. Cela vous évitera des contestations ultérieures.

 

L’essence

Les stations autoroutières affichent toujours des tarifs exorbitants en ce qui concernent l’essence. Mieux vaut faire le plein dans les stations se situant aux sorties des autoroutes pour obtenir de meilleurs prix.

 

Le surbooking

C’est le pire cauchemar de tout voyageur prenant l’avion. Arriver à l’aéroport et se voir éjecter à l’embarquement pour cause de surbooking. C’est ce qui arrive quand une compagnie aérienne vend plus de billets qu’il n’y a de places dans l’avion. Dans ce cas-là, la compagnie doit d’abord demander s’il y a des volontaires prêts à renoncer à leur réservation en échange d’autres prestations. Dans la négative, la compagnie doit vous indemniser et vous proposer des services d’assistance (ex : nuit d’hôtel en attendant le prochain vol). Mais on vous prévient, toutes les compagnies ne coopèrent pas avec rapidité et serviabilité…


La contrefaçon

À l’étranger, il n’est pas rare de trouver des vendeurs à la sauvette, comme des boutiques fantaisistes, vendre des vêtements et lunettes de marque et des sacs de luxe contrefaits. Attention car aujourd’hui, les services des douanes sont devenus particulièrement pointilleux en la matière et vous pouvez vous retrouvez avec une amende de plusieurs milliers de francs au moment de passer la douane. En plus, l’article vous sera confisqué sur le champ.

 

Obtenir le remboursement des arrhes en cas d’annulation de l’hôtelier

Vous vous apprêtiez à partir quand vous recevez un coup de téléphone de l’hôtelier chez qui vous aviez réservé. Il ne peut plus vous accueillir ! Pire, il rechigne à vous rembourser les arrhes que vous lui aviez versées. Sachez que si vous-même aviez annulé votre séjour, l’hôtelier aurait été en droit de conserver vos arrhes selon les conditions de vente conclues au moment de la réservation. Par contre, dans le cas où l’hôtelier annule, il a l’obligation de vous les restituer en double.

 

L’addition au restaurant

Selon les pays où vous voyagez, vous découvrirez des pratiques bien différentes. En Italie, le couvert vous est facturé, tout comme en Grèce où, dans certaines régions, on vous facture le pain posé sur la table, que vous le mangiez ou non. C’est culturel et il faut s’en accommoder.

Par contre, vérifiez toujours si le montant de votre addition correspond bien à ce qui a été consommé. En pleine période touristique où les restaurants sont bondés, il n’est pas rare pour le serveur de faire une erreur. Dans certaines régions, vous constaterez même que cela est une pratique courante…

 

La restauration

Evitez les coins à touristes où l’ont vous interpelle à la criée pour vous vendre une surenchère de menus avec pêche du jour, pâtes maison et pièce de viande XXL. À coup sûr vous serez déçu(e) ! La carte est longue comme le bras donc pas un met qui ne soit pas congelé ou pire avarié, on vous refourgue un apéro à prix exorbitant et un vin bas de gamme, le tout dans une atmosphère bruyante. L’addition sera salée et en plus vous risquez d’avoir mal à l’estomac ! Privilégiez les espaces plus privés, dans des quartiers moins populaires. Si la carte des mets est restreinte c’est positif ; cela signifie que les plats sont faits maison.

 

Le taxi

Choisissez toujours un chauffeur de taxi agréé. Pour les reconnaître, ils ne sortent pas de leur véhicule pour vous proposer leur service et ne vous interpellent pas dans la rue. Dans certains pays, on distingue les chauffeurs de taxi officiel à la couleur de leur voiture. Mieux vaut donc se renseigner sur internet ou dans un guide avant votre voyage.

Si vous êtes dans un pays où il est difficile de repérer les taxis clandestins des taxis officiels, négociez toujours le prix avant de monter dans le véhicule. Il est important de demander à des locaux ou à la réception de votre hôtel, par exemple, à combien est évaluée une course hôtel-centre ville ou centre culturel – gare.  

 

Voilà, nous espérons vous avoir donné quelques pistes et avertissements pour ne pas vous faire pourrir vos vacances inutilement ! Bel été ;-)

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